La Maison de la Femme a accueilli, ce lundi 30 mars 2026, l’ouverture de l’Atelier National de Bilan concernant la mise en œuvre du Plan d’action national (PAN) 2023-2027. Cette initiative s’inscrit directement dans le cadre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies, un pilier fondamental pour l’implication des femmes dans les processus de paix.
Un bilan stratégique pour l’avenir
Sous l’égide de la Secrétaire générale du ministère de la Femme et de la Petite Enfance — représentant la ministre d’État, Mme Zara Ratou — cet atelier vise un objectif précis : mesurer le chemin parcouru depuis l’adoption du plan en 2023 et ajuster les actions pour les années à venir.
Les points clés abordés lors de l’ouverture :
Priorité nationale : L’application de la résolution 1325 est un axe stratégique pour le Tchad.
Axes d’intervention : La participation des femmes aux sphères de décision, la prévention des conflits et la consolidation de la paix.
Dialogue inclusif : Le PAN sert de levier pour garantir que les femmes soient au cœur de la stabilisation durable du pays.
Des défis à relever et des acquis à consolider
Le coordonnateur national du projet SWEDD+, M. Aware Neissa, a salué la tenue de cette rencontre, la qualifiant d’étape cruciale pour « capitaliser les acquis et identifier les défis persistants ».
« Aucun progrès durable ne peut être envisagé sans une implication effective des femmes dans la médiation et la reconstruction sociale. » — Aware Neissa
Les engagements du projet SWEDD+ :
Renforcement des capacités : Soutenir les institutions nationales pour une meilleure exécution du plan.
Partenariat durable : Maintenir une collaboration étroite avec le ministère et le Secrétariat technique permanent.
Accompagnement technique : Réaffirmer l’appui logistique et stratégique pour que l’agenda « Femmes, Paix et Sécurité » devienne une réalité concrète sur le terrain.
Au cœur des échanges, le Secrétaire Technique Permanent de la résolution 1325 Mr Cherif Allatchi Galma a tenu à rappeler la dimension opérationnelle de cette rencontre. Selon lui, l’évaluation ne doit pas être une simple formalité administrative, mais un moteur de changement :
« Notre mission est de veiller à ce que les engagements pris au niveau international se traduisent par une sécurité accrue pour chaque Tchadienne. Ce bilan nous permet de recalibrer nos indicateurs pour que le leadership féminin ne soit plus une exception, mais une norme dans la gestion de nos crises. »
Cet atelier marque une volonté renouvelée de l’État tchadien et de ses partenaires de transformer les engagements théoriques en actions d’impact pour la sécurité et le leadership féminin.



